Si vous avez déjà tenté d’improviser une baignade à Sugiton un dimanche d’été, vous connaissez la chanson : pas de réservation, pas de calanque. Bonne nouvelle pour les amateurs de dernière minute : le dispositif touche à sa fin pour cette saison. Voici les dates exactes.
Deux derniers week-ends sous quota
En 2026, la réservation a été obligatoire les 20 et 21 juin, puis tous les jours du 27 juin au 30 août. Il ne reste ensuite que deux week-ends concernés : les 5 et 6 septembre, puis les 12 et 13 septembre. Après cette date, l’accès à Sugiton et à la calanque des Pierres Tombées redevient libre… Et septembre en calanque, avec une eau encore chaude et beaucoup moins de monde, reste l’un des grands secrets bien gardés de Marseille.
Comment ça marche, si vous y allez d’ici là

La réservation est gratuite et se fait en ligne. Elle ouvre trois jours avant la visite, à 9h, et se referme la veille à 18h. Quelques règles à connaître : cinq personnes maximum par réservation, gratuité pour les moins de 3 ans qui n’ont pas besoin d’être inscrits, et huit réservations maximum par personne sur l’ensemble de la saison. L’email de confirmation fait office de justificatif, et des agents sont présents sur place. Dernier point, et il compte : en cas de fermeture du massif pour risque incendie, toutes les réservations sautent, sans report possible. Vérifiez toujours la veille.
Pourquoi ce dispositif existait
Ce n’est pas du zèle administratif. Avant sa mise en place en 2022, Sugiton encaissait jusqu’à 2 500 visiteurs par jour au plus fort de l’été. Le piétinement avait décapé les sols, mis les racines des arbres à nu et empêchait toute végétation de repousser. Quatre ans plus tard, le Parc national des Calanques constate un net ralentissement de l’érosion, un suivi scientifique mesure la régénération… et les visiteurs, eux, disent apprécier une calanque tout simplement plus calme. Le conseil d’administration a d’ailleurs prolongé la mesure jusqu’en 2027. Autrement dit : rendez-vous en juin prochain pour reprendre les bonnes habitudes.