Les Calanques, ce massif emblématique entre Marseille et Cassis, viennent d’être élues meilleur site de randonnée au monde par une étude Sportshoes, plateforme britannique spécialisée dans le running et l’outdoor. La méthode : une analyse d’oculométrie (eye-tracking) réalisée auprès de 200 participants sur 64 sites emblématiques, mesurant à la fois le temps de fixation du regard et sa durée sur chaque paysage. Résultat, un score de 94/100 propulse le massif marseillais en tête, devant les lacs de Plitvice en Croatie (2e), la vallée suisse de Lauterbrunnen qui a inspiré Tolkien pour Le Seigneur des Anneaux (3e), et le chemin de l’Inca menant au Machu Picchu au Pérou (4e).
Un massif classé numéro 1 mondial

Les Calanques s’étendent sur plus de 20 kilomètres entre Marseille et Cassis, traversées par le GR 98, un sentier aux niveaux très variés : simple balade accessible en famille sur certaines portions, parcours technique réservé aux marcheurs expérimentés sur d’autres. Falaises de calcaire blanc plongeant dans la Méditerranée, eaux turquoise, criques encaissées façon fjords : le site coche toutes les cases qui ont fait grimper son score d’eye-tracking.L
e massif est aussi considéré comme le berceau historique de la plongée sous-marine en France. Créé en 2012, le Parc national des Calanques protège 8 500 hectares de terre et 43 500 hectares de zone marine.
Les incontournables du massif
Trois criques concentrent l’essentiel des passages : Sormiou et Morgiou, accessibles à pied depuis les quartiers sud de Marseille, offrent les sentiers les plus abordables. En-Vau, plus encaissée, reste l’une des plus photogéniques avec son eau turquoise encadrée de falaises blanches. Callelongue, dernier hameau de pêcheurs avant le massif, marque souvent le point de départ des randonnées les plus longues.
Le revers du classement : une fréquentation à surveiller

Ce nouveau titre mondial ravive une inquiétude bien réelle : le massif accueille déjà entre 3 et 4 millions de visiteurs par an, selon le Parc national. La calanque de Sugiton illustre la mesure prise en réponse : entre mi-juin et mi-septembre, l’accès y est désormais limité à 400 personnes par jour, contre 3 500 auparavant, un système de réservation obligatoire ayant été mis en place pour laisser la végétation se régénérer.
Bon à savoir – Les règles du parc sont strictes : ni poubelles ni toilettes sur les sentiers, et interdiction pour les plaisanciers de jeter l’ancre dans les herbiers de posidonie, une plante endémique essentielle à l’écosystème marin.