Ancien monastère niché au cœur de la Belle de Mai, le Couvent Levat s’est imposé depuis 2017 comme un laboratoire culturel et citoyen incontournable à Marseille. Fort de ses 80 résidents, de ses ateliers d’artistes et de ses événements gratuits, ce lieu pluridisciplinaire fait battre le cœur du quartier entre création artistique, festivités estivales et lien social. Mais le site s’apprête à tourner une page décisive de son histoire. Dès le 1er janvier 2027, son parc de 17 000 m² deviendra un jardin public municipal, tandis qu’un nouvel appel à projets redessinera l’avenir culturel et citoyen des bâtiments. Découverte d’une transition majeure pour ce site emblématique de la cité phocéenne.
Un poumon artistique et culturel au cœur de la Belle de Mai
Établi dans un ancien monastère du 3e arrondissement de Marseille, le Couvent Levat s’est métamorphosé depuis 2017 en un pôle de création incontournable. Étendue sur plus de 1 000 m², la cité d’artistes héberge une quarantaine d’ateliers et réunit au quotidien près de 80 résidents, artisans, collectifs et structures culturelles. Deux anciennes chapelles restaurées offrent quant à elles des espaces de recherche et de résidence privilégiés, accueillant des expositions intégrées aux temps forts de la scène contemporaine marseillaise, du Printemps de l’Art Contemporain à Artorama.

Bien plus qu’un simple espace de travail, Le Couvent s’affirme comme un véritable lieu de vie gratuit et accessible à tous. Avec plus de 150 événements par an, le site fait la part belle à la scène émergente à travers des concerts, spectacles et projections. Il multiplie les projets participatifs, les initiations artistiques et les rencontres pour les habitants de la Belle de Mai. On vient au Couvent pour découvrir une exposition, s’initier à un art, partager un repas à la guinguette, flâner dans les jardins ou tout simplement échanger avec ses voisins.
2027 : Un parc public et un nouvel avenir pour le Couvent Levat
Le feuilleton du Couvent Levat s’apprête à franchir une étape majeure. Alors que les conventions d’occupation de Juxtapoz et de L’Hydre arrivent à échéance à la fin de l’année, la Ville de Marseille prépare activement la suite. Dès le 1er janvier 2027, le jardin de 17 000 m² deviendra un parc public municipal directement géré par la commune, offrant ainsi aux habitants du quartier un nouvel espace de verdure au quotidien.

Pour l’occupation des bâtiments et de la cour, la municipalité a lancé un appel afin de désigner le futur gestionnaire. L’objectif est d’ouvrir plus largement le site autour des thématiques de la nature en ville, du lien social et des enjeux environnementaux, tout en préservant son âme artistique. La Ville impose d’ailleurs des conditions clés : le maintien d’ateliers d’artistes à des tarifs abordables ainsi que la réservation de créneaux dans les grandes salles pour les associations et équipements de quartier. Une nouvelle page s’ouvre pour faire dialoguer plus que jamais création contemporaine, biodiversité et vie citoyenne.