Face au Vieux-Port et sous le regard bienveillant de la Bonne Mère, Le Relais 50 s’impose comme une escale gourmande et singulière. Cette institution marseillaise nichée au sein de l’Hôtel La Résidence dévoile un sublime décor des années 1950, autrefois prisé par Simone Signoret et Orson Welles. Mais l’expérience se prolonge dans l’assiette : ancien ingénieur devenant chef conteur, Hamza Deramchi y signe une cuisine instinctive et méditerranéenne guidée par ses racines algériennes, à l’image de sa poétique Checkchouka de Zhor. Des formules du midi accessibles aux menus gastronomiques, le tout sublimé par les accords sans alcool de Lydia, le voyage promet d’être total.
Esprit fifties et vue sur la Bonne Mère : un décor mythique au cœur de Marseille
Niché au sein de l’emblématique Hôtel La Résidence du Vieux-Port, Le Relais 50 s’inscrit dans l’histoire culturelle de Marseille. Conçu dans les années 1950, l’établissement a très vite attiré des icônes telles que Simone Signoret, François Truffaut ou Orson Welles. Entièrement réinventé dans l’esprit du modernisme mid-century, inspiré par Le Corbusier, Miró et Calder, le lieu marie lignes fluides, banquettes en velours, luminaires en laiton et carrelages rétro, ravivant la dolce vita méditerranéenne d’antan.

À travers les généreuses baies vitrées baignées de lumière, la salle offre un panorama saisissant sur le ballet des bateaux du Vieux-Port, tandis que Notre-Dame-de-la-Garde veille en majesté depuis les hauteurs. Sur la terrasse ensoleillée comme à l’intérieur, chaque détail compte : le bar en cuivre répond à la vaisselle artisanale en céramique, dont les pièces uniques façonnées en Algérie apportent la touche personnelle de Lydia et Hamza Deramchi. Un lieu d’exception où l’élégance vintage rencontre la chaleur du Sud.
Le Relais 50 : une cuisine de cœur et d’émotion
Devenu chef autodidacte, Hamza Deramchi envisage la gastronomie comme un terrain de récit et de partage. Dans les assiettes du Relais 50, il fait dialoguer la tradition française, la générosité méditerranéenne et ses racines algériennes avec une sincérité désarmante. En cuisine, il n’hésite pas à venir conter l’histoire de ses créations, à l’image de sa Checkchouka de Zhor : un hommage vibrant à sa mère où les légumes grillés au feu de bois s’ordonnent en forme de fleur, sublimés par des pétales de coulis de poivrons colorés et une œuf confit gourmand.

Accessible au déjeuner grâce à une formule bistronomique imbattable sur le Vieux-Port (33 € la formule entrée/plat/dessert), la carte se déploie le soir en plusieurs parcours gastronomiques, de l’Instinct Terre au Grand Voyage en 7 temps. En salle, Lydia Deramchi prolonge cette expérience en proposant une carte d’accords mets et boissons sans alcool haut de gamme. Élaborées avec plus d’une dizaine de maisons spécialisées, ces créations audacieuses, comme un effervescent au zaatar en apéritif ou une infusion pétillante à la pêche au dessert, prouvent que la haute gastronomie sait aussi se réinventer sans concession sur le plaisir.